Sex and the City – le film
A l’heure où Sex and the City 2 est dans toutes les salles, retour sur le monde merveilleux de Sex and the City N°1, SATC pour les intimes.

Voilà un conte de fée d’un genre un peu spécial, destiné à nous, femmes du XXIe siècle, bien dans nos fringues et dans nos célibats, et à toi, Ô mâle métrosexuel, qui souhaite mieux comprendre la subtile et méandreuse psychologie féminine.
C’est honteux, mais j’aime quand même
Il va sans dire qu’avec ce film, vous n’alimenterez aucune conversation mondaine ; à peine oserez-vous l’évoquer lors d’une soirée copines autour d’un cocktail Manhattan (« ah tiens ! ça me fait penser à ce film, là , vous savez, tiré de la série... »). Car oui, il est honteux d’aimer cet étalage insupportable de marques couture (qui s’habille en Chanel en temps de crise ?), cette débauche de conversations salées, pour ne pas dire salaces, en ces temps de puritanisme de bon aloi. Peut-être même serez-vous taxée d’anti-féministe notoire, car rien de plus régressif que cette image dégradante d’une femme portemanteau qui ne pense qu’à parler de ses histoires de fesse en buvant des cocktails (je vous rappelle que dans la saison 4, Charlotte a même démissionné de sa galerie d’art pour essayer de faire un enfant. Sacrilège !).
© Metropolitan FilmExport Make-up, sac, chaussures et robes. Les filles sont prêtes à manger la grande pomme - Sex and the City, le film (2008) |
Il n’empêche, j’aime ce film. Parce que les vêtements me font rêver, parce que les conversations me font rire, et surtout, surtout, parce qu’il y a une histoire d’amour…
Love on the Big
Qu’on se le dise, dans Sex and the City 1, Carrie Bradshaw va se marier. Au-delà du prétexte à un défilé de robes de mariée haute couture toutes plus meringuées les unes que les autres, l’histoire d’amour entre Carrie et Big dure depuis plusieurs années maintenant (6 saisons en tout), et il était temps que cet éternel célibataire au regard de braise demande la belle journaliste volubile en mariage. C’est chose faite. Mais comme le titre de cet article a déjà tout dévoilé (« Et à la fin, tout le monde meurt ») (mais non…), d’incroyables péripéties, en particulier liées à la lâcheté masculine, n’ayons pas peur des poncifs, viendront semer des bûches sur le parcours d’amour de nos deux tourtereaux. Alors, se mariera, se mariera pas ? Suspens insoutenable.
© Metropolitan FilmExport Alors, mariée ? - Sex and the City, le film (2008) |
Larmes et philosophie
J’ai sans doute la larme facile, et je suis de toute façon, au départ, excellent public pour les comédies romantiques, parce que j’aime que les gens s’aiment. Mais j’avoue (non sans honte) que j’ai versé quelques larmes durant les 2 h 25 que dure cette comédie on ne peut plus romantique. Surtout lorsque les trois copines, d’un seul bloc, défendent Carrie contre le vilain monsieur qui lui fait du mal. Charlotte en particulier, la colère de Charlotte, vraiment, me noue la gorge. Cette amitié à toute épreuve me touche. Je crois même qu’elle me rend un peu envieuse. Chaque fois que je revois ce film (oui…), je me dis qu’il faut resserrer mon cercle d’amies, que lorsqu’il n’y a plus rien, il y a ça quand même, que les amours passent et que les amies restent (ainsi que les vêtements de marque et les chaussures Jimmy Choo), que l’amitié se travaille et que jamais, au grand jamais, je ne jugerai mon amie. Finalement, sous la superficialité apparente du propos, ce film suscite en moi de véritables réflexions philosophiques sur le sens de la vie.
Article pour lemagvod.fr publié le 9 juin 2010
Ex journaliste, éditrice, maquettiste, mais aussi vendeuse de livres anciens et de tableaux modernes, Lillo évolue dans le monde de la culture depuis une dizaine d’années. Après avoir été rédac chef de la feuille de chou (de qualité !) « Le Fil sous la Paupière », elle est aujourd’hui professeur de français et de théâtre, et animatrice du site Internet lillotresor.com











Quel dommage que le deuxième volet n'ait pas été aussi bien !!!